L’ASA Bénin renforce les compétences des assureurs autour des états CIMA
Durant cinq jours, du 1er au 5 septembre 2025, les professionnels du secteur des assurances se sont donné rendez-vous à Cotonou pour un séminaire de formation organisé par l’Association des Sociétés d’Assurances du Bénin (ASA Bénin). Placé sous le thème « Exploitation des états CIMA pour optimiser la gestion d’une compagnie d’assurance », l’événement a permis aux acteurs de réfléchir à une meilleure utilisation de ces outils stratégiques pour le pilotage et la performance des compagnies.
Une rencontre à portée sous-régionale
Le séminaire a réuni une diversité de profils : Directeurs généraux venus du Bénin et de l’étranger, cadres de sociétés d’assurance et de courtage, ainsi que des participants venus du Togo, du Niger et du Tchad. Cette dimension sous-régionale a confirmé l’intérêt suscité par le thème et la volonté partagée d’améliorer les pratiques en matière de reporting et de gestion.
Les états CIMA, bien plus qu’une exigence réglementaire
Les états statistiques et comptables sont d’une grande utilité dans l’analyse financière des compagnies d’assurance. A l’occasion des mutations réglementaires notamment dans l’optique du respect du niveau de capital minimum, ces états permettent d’éclairer les investisseurs dans leur prise de décision.
- Les états, intermédiaires et annuels, visent à améliorer le dispositif de reporting des informations aux autorités de régulation (Direction Nationale des Assurances et CIMA).
- Ces états permettent d’accroitre les capacités de surveillance du marché, notamment en fournissant des informations comptables et statistiques sur l’activité de la société à des intervalles de temps réguliers (trimestrielle, semestrielle).
- Leurs exigences induisent de fortes implications dans les compagnies notamment sur le plan organisationnel et surtout informatique.
L’analyse des états CIMA donne une vue d’ensemble de l’activité de l’entreprise et l’impact de chaque acteur (producteur, régleurs sinistres, contrôleur de gestion, responsables des ressources humaines, comptable, etc) sur : la marche de l’activité, la situation financière, ainsi que la poursuite de l’exploitation de la société.
Le référentiel CARAMEL utilisé généralement par les régulateurs peut être implémenté par les sociétés pour mieux adresser les risques de solvabilité. Chaque département technique devrait avoir ses tableaux de bord. Le top management, les Directeurs et Chefs de département devraient user régulièrement des états CIMA pour suivre l’activité et tirer les leçons nécessaires à la bonne marche de l’entreprise.
Cette approche permet de s’assurer que les états sont renseignés correctement, dans la mesure où ils participent à la prise de décision. NB : les états CIMA ne doivent pas être perçus comme une obligation mais un véritable outil de pilotage.
Les états CIMA, au-delà d’une exigence réglementaire, doivent désormais être perçus comme une utilité.
Des outils à intégrer dans la gouvernance
Les sessions ont mis en lumière les enjeux stratégiques liés à la fiabilité des données, en insistant sur leur rôle central dans la prise de décision. L’animateur du séminaire, M. ABLEGUE HOBA Fabrice, Commissaire Contrôleur Général CIMA, a guidé les participants dans l’exploration de ces outils techniques qui, bien maîtrisés, deviennent de véritables instruments de gouvernance.
Une clôture en toute solennité
Le séminaire a été ouvert par M. Hervé TCHIAKPE, Président de l’ASA Bénin. La clôture, quant à elle, a été faite par le Vice-Président de l’ASA Bénin, M. Gaston de SOUZA. La cérémonie s’est achevée par la remise officielle des attestations de participation aux professionnels, symbolisant leur engagement à valoriser davantage les états CIMA dans leur pratique quotidienne.
À travers cette initiative, l’ASA Bénin confirme sa volonté de contribuer à une meilleure maîtrise des outils de reporting, au service d’un secteur de l’assurance plus solide, plus transparent et résolument tourné vers l’avenir.
























